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Pierre DENIZIOT - Page 2

  • Ma réaction suite aux résultats du 1er tour de l'élection présidentielle 2017

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    Merci à tous de vos gentils messages et sms depuis hier pour me remonter le moral. C'est vrai, je suis triste mais avant tout pour mon pays et ma famille politique. Nous n'avons pas réussi collectivement à porter le seul projet en lice pour redresser la France. Notre candidat, François FILLON, n'a pas réussi à s'extraire des "affaires" le concernant. Notre famille politique n'a pas joué le jeux de l'unité. Nous avons navigué avec courage et volonté sous les vents forts et contraires des médias et des forces conservatrices.

    Les français sont placés désormais dans un choix contraint entre extrême et vacuité. Le manque de gravité et de fond d'Emmanuel Macron hier soir dans son intervention et sa soirée aussi festive que déplacée m'inspirent de grandes inquiétudes. La situation est pourtant grave et mérite un autre comportement, de tous d'ailleurs.

    Il faudra tirer de cette campagne et de ce nouveau contexte toutes les conséquences mais avec recul et responsabilité.

    A titre personnel, j'ai été fier de mener cette campagne difficile aux côtés de François FILLON. J'y ai défendu des valeurs et des sujets auxquels je crois notamment le handicap. J'ai participé à cette aventure comme jamais je ne l'aurais espéré, moi qui viens de nul part. J'ai beaucoup donné mais aussi beaucoup reçu. J'ai tellement appris de la nature humaine aussi, de ce qu'elle a de très beau et de moins glorieux. Et surtout, j'ai fais de magnifiques rencontres. A vous tous que j'ai croisé, avec qui j'ai travaillé sans compter, je veux dire merci; merci et à très vite! Cette défaite est une sacrée expérience mais doit surtout être un sursaut, un nouveau commencement!

    A nos électeurs, à nos militants, à ceux qui se sont engagés avec force auprès de François FILLON, je veux redire que le combat pour la France et nos valeurs ne se termine jamais.

    Avec vous!

    Pierre

  • Travail Accompagné: mon intervention à l'occasion du colloque organisé par le CFEA

    EMPLOI ACCOMPAGNE: Vous trouverez ci-dessous mon intervention au ministère des affaires sociales et de la santé à l'occasion au colloque organisé par le Collectif Emploi Accompagné.

     

    Mesdames,

    Messieurs,

    Je remercie le collectif français pour l’emploi accompagné de son invitation. Je viens ici en tant qu’élu, conseiller régional, pour vous faire partager le point de vue d’une collectivité locale, de ma collectivité territoriale.

    Alors oui, l’emploi accompagné, ce fut longtemps pour nous, petits élus et pour les services une lubie intéressante, un concept à la mode dans quelques associations mais néanmoins vraisemblablement prometteur.

    Et puis le dispositif a été généralisé par la loi El Komri du 8 août 2016 puis le décret de décembre 2016. C’est donc encore une victoire des associations qui ont forcé le politique à faire de la politique telle que je l’imagine à savoir rendre possible ce qui est souhaitable. Il y a quelque chose de « cranté » de par cette loi et désormais, rien ne pourra faire revenir en arrière ce droit nouvellement ouvert. D’ailleurs, les candidats à l’élection présidentielle qui souhaite soit l’abrogation, soit la profonde modification de la loi El Komri ne souhaitent pas revenir sur l’emploi accompagné.

    Mais comme chaque loi, elle ne sera efficiente et pertinente que dans la façon dont nous allons la faire atterrir dans la réalité, la rendre opérationnelle.

    Pour les personnes un peu éloignée du sujet, l’emploi accompagné, c’est un peu la scolarisation accompagnée. Et de fait nous pourrions avoir tendance à transposer nos paradigmes de l’accompagnement à l’école à l’emploi accompagné avec aussi nos « angoisses ». Quels moyens ? Ceux qui doivent accompagner seront-ils en nombre ? Seront-ils correctement formés ? Les décisions de la CDAPH de proposer le dispositif tiendra t-elle compte de la pénurie éventuelle d’accompagnants ? Quel sera le délai de ces décisions ?  Les membres de la CDAPH seront-ils bien familier des possibilités de l’emploi accompagné et de son adéquation avec un public cible ? Comment garantir la pérennité de cet accompagnement ? Quel contrôle des organismes gestionnaires ?

    Et les angoisses se renforcent quand on considère que ce sujet est à cheval sur plusieurs ministères. C’est en général la meilleure façon de complexifier la complexité. Pourtant, ce travail interministériel est non seulement nécessaire mais fondamental.

    Au niveau régional, nous avons la chance d’avoir des acteurs qui ont noué des partenariats solides depuis longtemps. Le dispositif de l’emploi accompagné va pouvoir s’appuyer sur un réseau déjà bien constitué entre les services de l’état, l’AGEFIPH, le FIPHFP et tous les acteurs qui se coordonnent au sein de la commission handicap du CREFOP. C’est une chance car d’autres régions ont un réseau moins solidement constitué pour diverses raison et notamment la désorganisation liée à la fusion de certaines d’entre elles.

    Les discussions sont déjà bien engagées en Ile-de-France. Alors certes, les choses ne sont pas simples car nouvelles mais la volonté est là. Il revient à l’ARS et à la DIRECCTE de se rapprocher de leurs autorités nationales respectives (ministère et CNSA) pour préciser :

    -          La répartition des moyens alloués dans le budget national de 7,5 millions d’euros en région.

    -          Les modalités de déploiement du dispositif en région.

    Vous comprenez donc que l’on rentre vraiment dans la phase opérationnelle.

    Il faudra également finaliser dans le détail le cahier des charges. L’ARS a prévu une large concertation. Ce projet de cahier des charges sera soumis à un groupe de travail plus large réuni dans le cadre de la commission handicap du CREFOP. D’ailleurs, ce groupe de travail du CREFOP pourrait se constituer en groupe de suivi et de déploiement du dispositif en Île-de-France.

    La région Île-de-France, en tant que co-pilote du PRITH, en tant que membre active de la commission handicap du CREFOP aux côtés de l’état, de l’AGEFIPH, sera bien évidement non seulement attentive mais partie prenante sur le sujet.

    Nous serons également soucieux que notre « public région », c’est à dire les jeunes en âge d’être au lycée, puisse accéder à l’emploi accompagné. Certes, le dispositif à vocation à permettre aux travailleurs en ESAT qu’ils puissent y accéder mais nous le voulons aussi accessible aux jeunes qui sont en ULIS ou dans nos dispositifs type passerelle.

    Mais au-delà de cette participation, la région a un rôle à jouer dans la diffusion de la connaissance de ce dispositif auprès du tissu économique francilien que vous savez dense et dynamique. Car à côté de ce travail d’horlogerie entre partenaires, à côté de ce temps d’accommodement entre acteurs publics qui n’ont pas la même culture ou la même mesure du temps, il y a aussi, à l’autre bout de la chaîne, les entreprises et collectivités locales qui vont devoir s’approprier cet OVNI. Je réponds d’aileurs bien volontiers à l’invitation du président RAVAUT pour organiser une ou des matinales avec nos partenaires économiques.

    Cela veut dire que nous devrons former aussi nos agents qui sont en contact avec les entreprises franciliennes. Car les entreprises nous les croisons notamment quand elles viennent nous demander de l’aide ou un soutien financier pour leur gestion RH ou pour leur développement. Que ce soit nos plateformes RH déployées dans nos 8 départements ou au sein de Paris Région Entreprises, nous devrons faire en sorte que nos agents qui conseillent les entreprises soient au point avec ce dispositif. Déjà, ces agents évoquent la question des ressources humaines et handicap auprès des entreprises même si elles viennent pour d’autres raisons. Il faut rajouter à leur champ de connaissances, de possibles, l’emploi accompagné.

    Et puisque charité bien ordonnée commence par soi même, bien évidemment, la région en tant qu’employeur public, fera sa place à ce dispositif dans son effectif d’autant que nous avons inscrit cette préoccupation dans l’accord social sur l’emploi et le maintien dans l’emploi des agents en situation de handicap au sein du conseil régional, signé en décembre 2016 avec les représentants syndicaux à l’unanimité.

    Je vous remercie.

  • Intervention à l'occasion des Trophées "Femmes en entreprise adaptée"

    Retrouvez-ci-dessous mon intervention à l'occasion des trophées "Femmes en entreprise adaptée" organisé par Handiréseau:

    Mesdames, Messieurs,

    Je remercie Handiréseau de son invitation et Madame Paty du Clam car je suis très heureux d’être parmi vous ce matin. Je salue les organisateurs de ce bel événement qui vise à récompenser des femmes dont le parcours en entreprise adaptée est remarquable. Bravo, à Handiréseau, de mettre en lumière, de cette façon, les actions innovantes et les bonnes pratiques dans le secteur adapté.

    En Ile-de-France, pas moins de 74 entreprises sont labellisées « entreprises adaptées » et participent au développement et au dynamisme de notre si belle région. Je tiens à saluer notamment les 6 dernières labellisées suite à l’appel à projet  de 2016. Je suis de ceux qui pensent que le modèle économique et social de l’entreprise adaptée a non seulement fait ses preuves mais est un modèle d’avenir car il conjugue la primauté des personnes et  la valeur travail, l’innovation, la formation, l’accompagnement social, l’ancrage territorial. Vous me trouverez donc toujours à vos côtés pour défendre toute les initiatives qui visent à libérer l’énergie et le potentiel de développement des entreprises adaptées. Je le fait dans ma bonne ville de Boulogne-Billancourt où je soutiens les initiatives de labellisation, je le fais à la région, modestement auprès de notre pôle développement économique, je le fais aussi dans mon action plus militante et politique.

    La présidente de Région, Valérie Pécresse, est très attentive aux dispositifs qui soutenir les EA. Au niveau de l’Île-De-France, je suis heureux de constater que plusieurs EA ont su se servir de nos dispositifs de droits commun, PM’Up  et Innov ‘Up, pour être accompagnées dans leur développement. Je pense à ATF Gaia, Fastroad, Cedre, DEAFI, Eco d’air par exemple.

    Pour une collectivité, aider les entreprises adaptées dans leur développement, c’est aussi  s’engager aussi dans une politique d’achats responsables. Comme vous le savez, la réglementation prévoit notamment de pouvoir réserver certains marchés à des ESAT ou EA. Le conseil régional s’est engagé dans cette démarche pour des marchés de mise sous pli impression et affranchissement, achat et livraison de papeterie, traduction de documents en FLAC, blanchisserie et teinturerie, traitement de déchets électriques et électroniques. Vous le constatez, la région a réservé des marchés à des prestations assez traditionnelles du secteur protégé et adapté. Mais je suis sûr que les départements, les villes nous sont comparables. Cela montre que nos services de la commande publique évoluent un peu moins vite que les entreprises adaptées dont les champs d’intervention se sont considérablement élargis depuis quelques années et se lance dans de nouveau secteur avec succès.

    Par ailleurs, la région Ile-de-France présentera à l’automne 2017 sa nouvelle stratégie en matière de soutien à l’économie sociale et solidaire et bien évidement, les EA y seront considérées.

    Je voulais terminer par le plus important, VOUS, mesdames. Car nous sommes réunis ici, pour honorer vos qualités. Mettre à l’honneur ces qualités, c’est aussi une façon de lutter contre les discriminations que peuvent rencontrer les femmes, en situation de handicap, qui veulent travailler, s’épanouir dans une activité professionnelle, participer au développement d’une entreprise, d’un territoire et d’un pays.

    Le défenseur des droits  l’a relevé en Novembre 2016, le handicap est la deuxième cause de discrimination. Le sexe est une autre cause de discrimination. Cette double discrimination a des conséquences sur le parcours scolaire et donc sur l’insertion professionnelle des candidates à l’emploi.  Dans la 5ème puissance du monde, comment se satisfaire de statistiques qui révèlent que les femmes en situation de handicap sont bien plus éloignées de l’emploi que leurs homologues masculins, que leurs emplois se concentrent dans un faible nombre de secteur d’activités et qu’elles accèdent difficilement  à des postes à responsabilités.

    Alors il ne faut pas hésiter à progresser dans l’identification de ces situations de discrimination par des statistiques genrés, de rendre visible comme vous le faîtes aujourd’hui des personnalités remarquables et les bonnes pratiques afin de lutter contre les stéréotypes, et de veiller à ce que ces femmes puissent connaître des carrières où elles se réalisent pleinement.

    Pour conclure, je dirai que rien n’est impossible aux bonnes volontés d’autant plus quand elles agissent pour l’égalité des droits et des chances. Vous êtes ici les acteurs et les actrices de ce progrès, de ces entreprises adaptées qui montrent l’exemple finalement à tout le monde de l’entreprise au sens large du terme. Soyez en félicité, remercié et recevez toute mon admiration et notre soutien.

    Je vous remercie

  • Intervention au Sénat aux Assises "Droits culturels et politiques publiques"

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    Retrouvez ci-dessous mon intervention au sénat à l'occasion des assises "Droits culturels et politiques publiques" où j'ai développé l'attention de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie PECRESSE, pour une politique culturelle inclusive.

    Mesdames Lorin-Desailly et Homo, Monsieur Fertier, les organisateurs de ces assises,

    Monsieur l’adjoint au défenseur des Droits, Cher Patrick Gohet,

    Mesdames, Messieurs les sénateurs,

    Mesdames et messieurs les élus, responsables associatifs,

    Mesdames, Messieurs,

     

    Je suis très heureux de représenter Valérie PECRESSE à cette table ronde  portant sur les « droits culturels et les politiques territoriales ». Notons bien dans l’intitulé de la table ronde que le mot « droits » est au pluriel car plusieurs droits sont attachés à l’accès à la culture notamment pour les personnes en situation de handicap. Je pense à l’accès physique aux salles de spectacle mais aussi au patrimoine, aux bibliothèques etc… C’est aussi le droit à l’accès sensoriel au spectacle vivant, au cinéma, aux expositions, aux concerts. C’est aussi le droit à la pratique culturelle de manière amateur mais aussi pourquoi pas, de manière professionnelle. C’est aussi le droit de bénéficier d’une éduction culturelle adaptée à son âge, son niveau, ses possibilités cognitives, son handicap. C’est aussi le droit de de partager des expériences culturelles avec d’autres qui nous sont différents (valides et personnes handicapées dans le cadre de la mixité) car la notion de vivre ensemble c’est aussi « se cultiver ensemble, s’émouvoir ensemble, admirer ensemble, ressentir ensemble etc… ».

    Cette collection de droits nécessite donc une vision stratégique au niveau des politiques publiques. Une vision stratégique mais aussi transversale. De là, le prisme territorial devrait imposer aux collectivités, quelques soient leur échelon, de développer ce réflexe de la considération du handicap dans l’ensemble de ses domaines de prérogatives. Ce réflexe n’est pas encore systématisé il est vrai. Les communes, les départements, les régions mettent en œuvre des dispositifs spécifiques ou insèrent la considération du handicap dans des dispositifs de droit commun mais il est possible de progresser dans la stratégie systématique et transversale des droits culturels pour des publics spécifiques.

    Les freins qui apparaissent dans l’épanouissement de ce genre de politiques ne sont pas uniquement financiers. La baisse des dotations de l’état et les difficultés financières des collectivités locales sont parfois devenues des excuses à l’absence d’imagination, de réflexion, et d’ambition sur les questions de culture inclusive. Peut-être aussi que plus les marges de manœuvres sont réduites, plus l’opinion publique, les élus, les administrations hiérarchisent leurs actions et leurs efforts. Le risque, dans les périodes que nous vivons, est de considérer que l’accès à la culture ne pèse pas lourd face à l’accès au logement, l’accès à la formation et à l’emploi, l’accès aux transports (pour parler des compétences régionales). Ces Assises, C’est l’occasion, de dire et de redire que la base d’une politique handicap efficiente est d’avoir une politique de développement harmonieux. Harmonieux veut dire ici que les efforts sont partagés de manière homogène. Que serait une politique d’accès à l’emploi et à la formation  des personnes handicapées sans traiter la question des transports et de logement. De même, quelle serait une politique de réduction des fractures territoriales et de luttes contre les discriminations sans œuvrer pour une culture accessible vraiment à tous.

    Pour vous parler un peu plus de la région Ile-De-France, notre ambition culturelle que nous avons présenté le 13 septembre dernier s’intitule « une culture pour tous les franciliens ». L’ambition de la présidente de région, Valérie Pécresse, et de faire de la culture le ciment de notre région. Un ciment pour réparer les fractures territoriales, culturelles, sociologiques d’un territoire de 11 millions d’habitants.

    La tâche n’est pas facile car la région Ile-de-France (comme toutes les régions), peine à s’imposer comme un acteur structurant en matière culturelle. Pourtant, elle a octroyé 83 millions d’euros entre 2010 et 2015. Le constat, c’est que la politique culturelle régionale a longtemps été illisible justement de par l’absence de stratégie véritable en général et pour les publics spécifiques en particulier, par la multiplication des dispositifs et par l’hyper-concentration des aides régionales dans des zones géographiques spécifiques (paris et Seine-Saint-Denis).

     

    La contribution régionale aux droits culturels sera fera avec d’autant plus de force qu’elle pourra s’inscrire dans les dispositifs de droits communs.

    De fait, notre ambition culturelle est une ambition de culture pour tous en luttant contre la désertification culturelle, en veillant à l’équilibrage territorial des aides, en favorisant la mobilité des équipes artistiques. Cette culture qui va au devant des franciliens (et non l’inverse) est selon nous une voie de progrès dans l’accès à la culture notamment des personnes handicapées.

    Mais nous voulons également encourager l’éducation artistique et culturelle dans les structures d’éducation spécialisée du domaine régional. Je pense aux ULIS, EREA et unité spécialisée en CFA.

    De même, nous inscrivons dans notre volonté de développer l’économie et les emplois en IDF à travers notre politique culturelle en y intégrant la dimension handicap.

    Par ailleurs, la région Ile-de-France développe dans sa stratégie de revalorisation du patrimoine la dimension de l’accessibilité.

    Enfin et sans être exhaustif, les situations de handicaps sont prises en considérations dans notre soutien à la création artistique et aux grands événements culturels, dans nos orientations d’attribution de la permanence artistique culturelle, dans nos appels à projets de lutte contre les discriminations.

    Il faut avoir la modestie de reconnaître qu’il reste beaucoup à faire notamment car au-delà d’une plus grande prise en compte, ce sont de nouvelles approches, de nouvelles compétences, un regard renouvelé sur la culture et le handicap qu’il nous faut. Ces assises sont l’occasion de donner corps à ce souci, cette ambition, ce besoin. Je crois à la co-construction de nouvelles voies d’accès aux droits culturels  pour les personnes handicapées avec les pouvoirs publics, le politique, le milieu associatif, les personnes concernées, les professionnels, les familles et biensur les artistes.

    Pour conclure, je dirai qu’en matière d’accès à la culture, la défense de la dignité, la lutte contre les discriminations et notre ambition de faire culture ensemble doivent toujours plus converger vers l’égalité des droits, l’accès, et la participation culturelle des personnes handicapées pour paraphraser l’intitulé de la loi de février 2005.

    Je vous remercie.

  • Mon intervention à Sablé-Sur-Sarthe Famille, Personnes âgées, Handicap

     

    Je suis très heureux de m’exprimer devant vous aujourd’hui.

    Ca y est, nous y sommes. Pour filer la métaphore du sport automobile cher à François Fillon, nous sommes dans la dernière ligne droite de ces primaires. Il n’y aura plus d’arrêt au stand, plus de ravitaillement. Il nous faut accélérer et mobiliser plus que jamais autour de François Fillon.

    Notre candidat a tout simplement le meilleur projet. C’est un projet sérieux, rigoureux, lucide et courageux. Ce projet, il a été élaboré autour de François Fillon en faisant appel à la participation d’élus de terrains, de parlementaires, de personnes issues de la société civile, de membres associatifs, de personnalités qualifiées. Toutes les propositions qui s’y trouvent tracent une méthode et un cap pour œuvrer au redressement de notre pays.

    Alors il nous faut le faire connaitre ce projet auprès des électeurs qui peuvent participer à ces primaires et nous avons tous notre rôle à jouer dans cette entreprise.

    Les médias, les journalistes, les éditorialistes auront leurs thèmes fétiches, leurs sujets favoris. Ils traiteront et interrogerons aussi les candidats sur les phénomènes voir les épiphénomènes médiatiques du moment. Il revient à nous de faire connaître la richesse du programme de François Fillon, l’étendue des sujets qu’il couvre, car le débat médiatique n’en rendra pas suffisamment compte.

    Quel journaliste va interroger François Fillon sur l’entreprenariat, le numérique, l’agriculture, la famille, la dépendance liée à l’âge, le handicap et j’en passe ?

    Ces sujets, rarement évoqués spontanément répondent pourtant à des préoccupations partagés par des millions de nos concitoyens. Ces personnes, qui ne pensent pas encore se déplacer pour les primaires, les personnes qui hésitent, les personnes concernées par ces sujets particuliers doivent savoir que François Fillon non seulement partage leurs préoccupations mais fait des propositions concrètes et étayées.

    Aux personnes préoccupées par le thème de la famille, institution particulièrement malmenée depuis 2012, il faut par exemple faire savoir la volonté de François Fillon, de réécrire la loi Taubira, de lutter contre la GPA, et d’abroger toutes les dispositions anti-familles prises ces dernières années et qui ont durement touchées le budget notamment des classes moyennes.

    Nos aînés, bien souvent oubliés dans le débat politique, doivent connaître les propositions de  François Fillon concernant leur pouvoir d’achat, le financement de la dépendance, le maintien à domicile, le renforcement des dispositifs de répit pour ceux qui accompagnent nos concitoyens touchés par la maladie d’alzheimer ou d’autres pathologies liées à l’âge.

    Comme dernier exemple, je prendrai le thème du handicap. Un thème sur lequel je travaille au quotidien en tant que maire-adjoint à Boulogne-Billancourt et en tant que conseiller régional d’Ile-de-France délégué sur ces questions auprès de Valérie Pécresse et Jérôme Chartier.  12% de la population est directement concernée. Ce pourcentage augmente si l’on y ajoute les familles et amis de personnes en situations de handicap, les professionnels du secteur de la santé et du champ médico-social. Sachons parler à ces personnes. Sachons leur faire savoir que François Fillon fait là encore des propositions concrètes sur ce sujet qui ne sera vraisemblablement traité dans aucun article, aucune émission. Le renforcement de la formation des auxiliaires de vie scolaire, le développement de l’accès à la formation et l’alternance pour les jeunes en situation de handicap, l’application véritable de la loi de 2005, l’encouragement au développement des entreprises adaptées, une véritable politique pour prendre en charge le handicap psychique. Toutes ces mesures, c’est à nous de les faire connaître autour de nous, auprès des personnes concernées. Par le biais des réseaux sociaux sur Twitter et Facebook. Par mail, en envoyant à des amis, des connaissances, des associations locales, des élus, des amis militants. Bref, à toutes les personnes concernées par tel ou tel volet du programme de François Fillon.

     

    Mes chers amis, vous l’avez compris, il va falloir se retrousser les manches, mais pas pour faire jeune, car nous avons du travail pour aller chercher ceux qui ne se sentent pas concernés par la primaire, ceux qui hésitent, ceux qui n’ont pas encore fait leur choix, ceux qui ne connaissent pas la richesse et la diversité des sujets abordés dans le programme de François Fillon.

    J’ai choisi François Fillon car c’est un homme sérieux, lucide, courageux et profondément humain. Ces qualités, elles s’incarnent dans son programme qui donne un cap à notre pays et qui donnent de véritables raisons aux français d’espérer le redressement dont la France a tant besoin. Soyons à ses côtés, déterminés, pour être à la hauteur de ce que méritent les français dans ces primaires, c’est-à-dire un véritable projet d’alternance.

     

    Je vous remercie.

  • Hollande ou le mépris du handicap

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    Le "handicap" est devenu un mot, une notion, totalement tabou sous la présidence de Monsieur Hollande. Lui ou son premier ministre n'y font strictement jamais référence.  
    Aujourd'hui, à l'occasion de sa conférence de presse, le président n'a donc pas évoqué le sujet. Ni les journalistes présents d'ailleurs... 
     
    La réalité du quotidien, c'est pourtant la perception par les personnes concernées (simplement 10 à 15% de la population française) d'un recul de leurs conditions de vie. C'est la perception d'un triste renoncement politique et sociétal pour l'égalité des droits et des chances pour les personnes en situation de handicap. Une perception qui tue l'espoir de milliers de familles.
     
    Monsieur le Président, nous connaissons votre considération pour les sans dents. Nous connaissons désormais aussi, manifestement, votre considération pour les sans jambes, les sans bras, les sans vue, les sans oreilles, les sans totale faculté mentale ou psychique, les sans écoles, les sans foyers, les sans mobilité.
     
    Ce silence devient plus que pesant. Cette inaction devient dramatiquement coupable. Le désir de progrès est oublié, la stagnation n'est même plus espérée, le recul est une réalité vécue, éprouvée, subie. Cette gêne coupable, ce triste manque de courage à évoquer le sujet provoque une colère qui monte. 
     
    A chacun sa vision de la citoyenneté. Je ne partage manifestement pas la vôtre, monsieur le Président, concernant les personnes handicapées. 
     
    Vous les avez oublié. Elles ne vous oublieront pas.
     
     
    nota: j'ai emprunté la photo à planetecampus.com